Première séance de Gestalt-thérapie : comment ça se passe ?
Vous hésitez à franchir le pas et vous vous demandez ce qui vous attend. Voici, étape par étape, comment se déroule un premier contact et une première séance au cabinet : l’appel de 20 minutes, les 45 minutes de la séance, le cadre, et ce que vous n’aurez pas à faire.

Prendre rendez-vous avec une thérapeute, c’est souvent la partie la plus difficile. On ne sait pas quoi dire, on se demande si « ça vaut le coup », si notre situation est assez grave, s’il faudra tout raconter depuis l’enfance. Beaucoup de personnes me disent, à la fin du premier échange : « j’ai failli ne pas appeler ».
Alors autant enlever le mystère. Voici ce qui se passe concrètement, de votre premier appel à la fin de la première séance. Rien à préparer, rien à performer.
Tout commence par un appel de 20 minutes, gratuit
Le premier contact n’est pas une séance : c’est un appel téléphonique de 20 minutes, gratuit et sans engagement. Vous choisissez un créneau sur la page prendre rendez-vous et je vous appelle.
Pendant cet appel, vous me dites avec vos mots ce qui vous amène. Pas besoin d’avoir une demande claire : « je ne sais pas trop par où commencer » est une réponse parfaitement recevable, et même assez fréquente. De mon côté, je vous explique comment je travaille, je réponds à vos questions pratiques, et nous regardons ensemble si ce que je propose correspond à ce que vous cherchez. Si ce n’est pas le cas, je vous le dis, et je peux vous orienter autrement.
Cet appel sert aussi à entendre une voix. Beaucoup de choses se décident là : le rythme d’une parole, une façon d’écouter. Si à la fin vous souhaitez continuer, nous fixons un premier rendez-vous. Sinon, vous raccrochez et vous ne devez rien.
Que se passe-t-il pendant les 45 minutes ?
La première séance dure 45 minutes, au cabinet à Paris 12 (Nation) ou en visio. Elle coûte 75 €, 55 € pour les étudiants.
Elle commence par l’accueil et par le cadre : je vous explique ce qu’est la Gestalt-thérapie, comment se déroulent les séances, et ce qui est confidentiel. C’est une obligation déontologique autant qu’une évidence pratique : la charte déontologique de la Société Française de Gestalt demande au praticien de poser « de manière explicite les termes du contrat thérapeutique : montant des honoraires, lieu, fréquence et durée des séances ». Vous savez où vous mettez les pieds avant de commencer à parler.
Ensuite, nous explorons ce qui vous amène. Pas sous forme d’interrogatoire ni de questionnaire : vous déposez ce qui compte pour vous, et je vous accompagne avec des questions, parfois un silence, parfois une remarque sur ce que je perçois. Ce qui m’intéresse n’est pas seulement votre récit, c’est ce qui se passe pendant que vous le racontez : une respiration qui se bloque, un sourire qui ne colle pas avec les mots, une émotion qui monte et que vous retenez. C’est la particularité de la Gestalt-thérapie : elle travaille avec ce qui se vit ici et maintenant, dans la pièce, pas seulement avec les souvenirs.
Vers la fin, nous prenons un temps pour faire le point : comment c’était pour vous, ce que vous en retirez, et si vous souhaitez poursuivre. Rien ne se décide dans l’urgence. Vous pouvez aussi repartir en disant que vous allez y réfléchir.
Une première séance n’est pas un examen d’entrée. C’est une rencontre : on regarde ensemble ce qui vous amène, et on sent si le courant passe.Véronique Chèze
Ce que je ne vous demanderai pas
C’est souvent là que se nichent les appréhensions, alors autant être explicite.
Je ne vous demanderai pas de tout raconter depuis le début. Il n’y a pas d’anamnèse obligatoire, pas d’ordre chronologique à respecter. On part de ce qui est là aujourd’hui ; votre histoire viendra quand elle sera utile, par morceaux, à votre rythme.
Je ne vous demanderai pas de préparer quoi que ce soit. Ni notes, ni liste de symptômes, ni objectif formulé. Venir en disant « je ne sais pas ce que je viens chercher » est un point de départ, pas un échec.
Je ne vous demanderai pas d’être une bonne cliente ou un bon client. Pas de performance émotionnelle attendue. Si vous ne pleurez pas, ce n’est pas raté. Si vous pleurez, ce n’est pas grave non plus.
Il n’y a aucun contact physique dans ma pratique. L’accompagnement repose sur la parole, l’écoute et l’attention à votre expérience. La charte de la SFG précise que tout contact physique à visée thérapeutique requiert « le consentement préalable du client » ; j’ai choisi, pour ma part, de ne pas y recourir du tout.
Le cadre, posé dès le premier rendez-vous
- Ce qui se dit reste entre nous
La confidentialité est totale. Elle s’étend à la supervision, où ce qui est évoqué l’est de façon anonyme. Aucune séance ne peut être entendue ni observée par qui que ce soit.
- Des conditions claires et dites d’avance
45 minutes, 75 € (55 € pour les étudiants), au cabinet ou en visio, et la règle en cas d’annulation. Aucune surprise en cours de route.
- Vous gardez la main
Vous décidez de ce que vous abordez, de ce que vous gardez pour vous, du rythme et du moment où vous arrêtez. Rien ne vous est imposé.
- Un cadre, pas un soin médical
Je suis praticienne en Gestalt-thérapie, ni médecin ni psychologue. Cet accompagnement ne remplace pas un suivi médical ; il peut s’y ajouter.
Et si le courant ne passe pas ?
C’est une question qu’on ose rarement poser, et pourtant elle est centrale : en Gestalt-thérapie, c’est la relation qui travaille. Si vous ne vous sentez pas à l’aise avec moi, le travail sera plus difficile, et ce n’est la faute de personne.
Vous n’avez donc aucune explication à fournir pour ne pas revenir. Et si vous préférez me le dire, je l’entends très bien : la charte de la SFG demande aux praticiens de respecter et de faciliter le libre choix de la personne qui consulte, y compris en l’orientant vers d’autres possibilités d’accompagnement. C’est aussi pour cela que l’appel de 20 minutes existe : sentir un peu avant de s’engager, sans que cela vous coûte quoi que ce soit.
À l’inverse, si vous souhaitez poursuivre, nous fixons un rythme. Une séance par semaine est ce que je recommande, surtout au début : c’est ce qui permet au travail de se tisser d’une fois sur l’autre. J’explique dans un autre article combien de temps dure une Gestalt-thérapie et ce qui fait varier ce temps.
Questions fréquentes sur la première séance
Faut-il préparer quelque chose avant la première séance ?
Non, rien. Vous venez comme vous êtes, avec ce qui vous occupe ce jour-là. Certaines personnes arrivent avec une question précise, d’autres avec un malaise diffus qu’elles n’arrivent pas à nommer : les deux sont de bons points de départ. Si vous avez des questions pratiques, notez-les, c’est le seul « devoir » utile.
Et si je n’arrive pas à parler ?
C’est fréquent, et ce n’est pas un problème. Le silence fait partie du travail : il dit quelque chose, lui aussi. Je ne vous laisserai pas seul face à un blanc, et nous pouvons commencer par ce qui est plus facile, y compris par le fait que c’est difficile de commencer.
La première séance est-elle gratuite ?
C’est l’appel téléphonique de 20 minutes qui est gratuit et sans engagement. La première séance, elle, est une vraie séance de 45 minutes : elle est à 75 € (55 € pour les étudiants), comme les suivantes, au cabinet comme en visio.
Suis-je obligé de poursuivre après la première séance ?
Non. Vous ne vous engagez sur rien, ni sur un nombre de séances, ni sur une durée. Nous décidons ensemble, à la fin, si nous poursuivons, et vous pouvez aussi prendre le temps d’y réfléchir et me le dire ensuite.
Comment se passe une première séance en visio ?
De la même façon : 45 minutes, le même cadre d’écoute et de confidentialité, le même tarif. Prévoyez simplement d’être dans un endroit calme où vous pouvez parler de vous sans être dérangé, avec une connexion correcte. Le cadre des séances est détaillé sur la page À propos.
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Premiers pasCombien de temps dure une Gestalt-thérapie ?
De quelques mois à deux ans pour la plupart des accompagnements, sans durée fixée à l’avance. Ce qui fait varier ce temps, le rythme des séances, et comment sentir que le travail arrive à sa fin.
Et si nous en parlions ?
Un premier échange permet de faire le point et de voir si nous pouvons cheminer ensemble, à Paris 12. Sans engagement.
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